Je vais bien. Et toi?

Je parle sur le plan moral, émotionnel et physique, je vais bien.

Durant les derniers mois de ma grossesse, je me suis renseignée sur la période “post-partum”. J’étais terrifiée et pas en paix avec l’inconnu que l’après accouchement allait apporter, ne pas savoir comment j’allais me sentir, ne pas savoir comment #MonHomme allait gérer tout ça de son côté. Va t’il me comprendre lorsque je serai dépassée?

Une chose dont je voulais m’assurer, c’était d’être à l’écoute de comment je me sens pour ne pas déraper et perdre les pédales.

Vous voyez, j’ai ce qu’on appelle « un bon bébé ». Lucky me right?Il est tout gentil, ne pleure pas ou presque pas, fait entre 2 à 3hrs de sommeil en ligne, mange bien et n’est pas capricieux du tout de la température de son lait. L’envers de la médaille, c’est que, dans les débuts, avant que la routine ne s’installe, le débalancement hormonal, la fatigue à n’en plus finir et mon corps qui essaye tant bien que mal de se rétablir suite à cet énorme travail desuperwomanqu’est l’accouchement, j’en ai eu des moments où j’étais plus vulnérable à péter une coche.

Lorsque #MiniAnilus avait pleuré un peu trop longtemps ou un peu trop aiguë; s’il n’avait pas voulu dormir 15 minutes le temps de me permettre de respirer et de reprendre le dessus en me disant : « It’s alright, it’s ok! Breathe, you got this. Breathe again, it’s ok! You got this »; en ne pouvant m’abstenir de contempler le bordel qu’est devenue ma maison avec l’arrivée de ce beau petit cadeau essayant de m’encourager en me disant que ça ne sera pas comme ça tout le temps, que mon bébé va grandir/évoluer se développer et que la fatigue, c’est passager. L’inquiétude et l’insécurité font partie du rôle de parent et, oui, je vais faire des erreurs en plus de me dire et redire « avoir su … » ou « j’aurais dû… ».

J’ai vite compris que la période post-partum n’est pas à prendre à la légère et que prendre soin de soi est tout d’abord la tâche la plus difficile mais la plus importante. Instinctivement, mon attention et mon intérêt sont totalement tournés vers la mini version de moi-même et bizarrement, je me suis mis cette pression en me disant: « qu’est-ce que le père va penser si…? »

« Mauvaise mère! », « mèreselfish! »sont les paroles qui me sont venues à l’esprit les moments où je me suis priorisée pour m’assurer d’être dans le meilleur état possible pour prendre soin de #MiniAnilus.

Comprenez que prendre soin de soi, c’est, en fait, très simple puisque les standards sont maintenant bien différents comparés à la vie sans enfant : un bain ou une douche simplement où le temps n’est point mon ennemi, prendre une marche, juste respirer de l’air frais, aller prendre un café avec une amie, m’écraser sur le sofa et regarder mon film préféré.

Bien entendu cela implique de demander l’aide de quelqu’un ou de quelques personnes. And it’s ok.

Parenthèse

« Je mentionnais à #MonHomme à quel point mon sentiment de demander de l’aide versus me débrouiller seule me hantait chaque jour et dans tout… Néanmoins, il faut demander, juste pour se donner un breaket alléger la tâche. »

Oui, j’aimerais être cette superwomanet pouvoir tout gérer tout en affichant un beau sourire et avoir la belle face qui va avec. Mais la réalité, ce n’est pas ça du tout.

Ma réalité, c’est que j’ai capoté la première fois que j’ai dû sortir avec bébé seule. J’avais peur d’avoir un accident. J’avais peur, qu’en conduisant, bébé me fasse une crise parce qu’il veut boire live. Je ne me sentais pas confiante du tout… But I made it! Ma réalité, c’est que j’apprends chaque jour de ce nouvel être. J’apprends mon rôle de mère et j’apprends à let goet à accepter de vivre dans un bordel. J’apprends à ne pas me sentir coupable de manger sur la tête de mon petit lorsque je le mets en portage alors qu’il veut juste être collé sur maman et moi ben j’ai faim comme pas possible. J’apprends à accepter mon odeur corporelle quand bébé décide que maman ne prendra pas de douche aujourd’hui.

Donc, à toi, nouvelle maman, sur qui les yeux de ta famille, belle-famille et amies sont rivés alors qu’ils sont tous pleins de bonnes intentions, de conseils, etc…

Je te dis: « It’s ok! Breathe, it’s going to get better. » 

S’il faut que bébé pleure une minute dans sa bassine bien sécurisée dans une pièce le temps que tu t’enfermes dans ta chambre pour laisser une larme couler ou simplement prendre une grande respiration, well do it.

Je veux te dire que ta santé morale, émotionnelle et physique est hyper importante pour ton bébé. Donc dès que c’est trop, dès le moment où tu commences à perdre les pédales, demande de l’aide, du support, parle à ton homme ou fait lui juste lire mon article 😉 pour qu’il comprenne que lorsqu’il part travailler et que tu es seule à la maison avec bébé tu penses déjà au moment où il sera de retour pour partager la tâche avec toi ou bien pour prendre le relais.

Je t’encourage à ne pas essayer d’être une superwoman,mais juste une maman qui apprend avec toutes ses imperfections.

Micaëlle M. Anilus

Laisser un commentaire